La loi de bioéthique en cours d’examen au Parlement apportera des modifications sur le cadre de l’assistance médicale à la procréation. Les contenus de ce site seront actualisés une fois la loi promulguée et, au fur et à mesure de la publication des décrets d’application.

La fécondation in vitro (FIV) classique est proposée quand il existe une anomalie des trompes, qui empêche la rencontre naturelle des gamètes (absence ou obstruction). Elle peut aussi être indiquée dans le cas d’une infertilité inexpliquée, de certaines infertilités masculines modérées et après échec des stimulations et des inséminations.

C’est l’équipe médicale qui détermine la technique d’AMP la plus appropriée pour chaque cas.

Pour un couple jeune sans antécédent connu, il est raisonnable de consulter après une période de 18 mois à 2 ans de rapports sexuels réguliers sans grossesse. En revanche, si des antécédents gynécologiques ou andrologiques sont connus, il est préférable de ne pas tarder avant de consulter.

Adressez-vous au médecin traitant ou à la/au gynécologue de ville qui vous suit habituellement. Il/elle réalisera un premier bilan et vous orientera si besoin vers un confrère spécialisé ou un centre pluridisciplinaire d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP).

Pour les frais liés à une démarche d’AMP, l’Assurance maladie les prend en charge à 100 %, après accord préalable de la caisse, dans la limite de six inséminations artificielles maximum et quatre fécondations in vitro, jusqu’au 43ème anniversaire de la mère.

En France, environ 3,3 % des naissances d’enfants sont issues de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP). Cela représente plus de 25 600 enfants par an.

L’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), également appelée « Procréation Médicalement Assistée » (PMA), offre la possibilité d’avoir un enfant et de vivre une grossesse à des personnes infertiles ou qui risquent de transmettre une maladie grave à leur enfant ou à l’autre membre de leur couple. L’AMP regroupe différentes techniques comme l’insémination artificielle (IA), la fécondation in vitro, classique (FIV) ou avec microinjection d’un spermatozoïde directement dans l’ovocyte (FIV ICSI) ou encore l’accueil d’embryon.

L’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) est parfois appelée « Procréation Médicalement Assistée » (PMA). Le terme « Assistance Médicale à la Procréation » est celui qui est inscrit dans la loi de bioéthique et dont l’usage est privilégié par l’Agence de la biomédecine.

L’insémination artificielle (IA) est la technique d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) la plus simple et la plus ancienne. Elle consiste à déposer les spermatozoïdes du conjoint ou d’un donneur directement dans l’utérus de la femme, à l’aide d’un cathéter. Ensuite, les spermatozoïdes mobiles remontent naturellement vers les trompes à la rencontre de l’ovocyte, donnant lieu éventuellement à la fécondation.

La fécondation in vitro (FIV) est une technique d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) consistant à provoquer la rencontre d’un ovocyte et d’un spermatozoïde en laboratoire.

Dans la FIV dite « classique », l’ovocyte et les spermatozoïdes sont simplement déposés ensemble dans une boîte de culture contenant un milieu liquide nutritif et placés dans un incubateur à 37° C. Les spermatozoïdes viennent spontanément, sans aide extérieure, au contact de l’ovocyte. Un seul spermatozoïde fécondera celui-ci.

Dans la FIV dite « ICSI » (en anglais « Intra Cytoplasmic Sperm Injection »), on sélectionne un spermatozoïde puis on l’injecte directement dans l’ovocyte, à l’aide d’une micropipette.

En 2012 en France, environ 15 % des couples en âge de procréer ont consulté pour une infertilité. Néanmoins, tous ces couples n’ont pas eu à recourir à l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) pour concevoir. En 2017 en France, environ 3,3 % des naissances ont eu lieu grâce à l’AMP.

En France, les tentatives de fécondation in vitro (FIV) aboutissent à la naissance d’un enfant dans environ 20 % des cas (12 % pour l’insémination artificielle ou IA). À titre de comparaison, la probabilité pour une femme d’être enceinte naturellement lors d’un cycle est de 25 % à 25 ans, de 12 % à 35 ans et de 6 % à 40 ans.

Pour certains cas d’infertilité, il est nécessaire de recourir à des ovocytes d’un tiers donneur pour concevoir un enfant. Les causes de cette infertilité peuvent être nombreuses : la femme n’a pas d’ovocytes naturellement, ses ovocytes présentent des anomalies ou encore ils ont été détruits suite à un traitement.

Le don d’ovocytes peut également bénéficier à des couples risquant de transmettre une maladie génétique grave à leur enfant.

Pour en savoir plus

Pour certains cas d’infertilité, il est nécessaire de recourir à des spermatozoïdes d’un tiers donneur. Les causes de cette infertilité peuvent être nombreuses : l’homme n’a pas de spermatozoïdes naturellement, ses spermatozoïdes présentent des anomalies, ou encore ils ont été détruits suite à un traitement.

Le don de spermatozoïdes peut également bénéficier à des couples risquant de transmettre une maladie génétique grave à leur enfant.

Pour en savoir plus

L’accueil d’embryons est une démarche où un couple receveur reçoit anonymement un ou plusieurs embryons provenant d’un couple donneur. Ces embryons ont été conservés durant le parcours d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) du couple donneur.

Lors d’un parcours de fécondation in vitro, les embryons qui ne sont pas transférés immédiatement sont congelés en prévision d’une utilisation ultérieure. Si le projet parental du couple est terminé, ce dernier peut faire le choix de donner ses embryons restants à d’autres couples qui rencontrent de grandes difficultés pour concevoir.

La première insémination artificielle (IA) intraconjugale a eu lieu en Ecosse dès la fin du XVIIIe siècle. La première fécondation in vitro (FIV) a eu lieu en 1982 en France. Quant à la technique de l’ICSI, elle est mise au point en Belgique en 1992.

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