Le don d'embryons

Lorsque la ou les personne(s) concernée(s) ne souhaite(nt) plus d’enfant (le plus souvent parce que la ou les tentatives de FIV ont abouti à la naissance d’un ou plusieurs enfants), plusieurs choix s’offrent à elle(s) concernant les embryons surnuméraires :

  • les conserver,
  • les utiliser en vue d’une AMP,
  • en faire don à des personnes en attente d’un don de gamètes,
  • en faire don à la recherche scientifique,
  • mettre fin à leur conservation.

Les embryons destinés à l’accueil ont été conçus par des personnes en bonne santé, âgées de moins de 38 ans pour la femme et de moins de 45 ans pour l’homme, et ne portant aucun risque identifiable de maladie transmissible. Les embryons congelés retenus pour le don doivent avoir des critères de développement satisfaisants lors de la congélation et offrir des chances raisonnables de grossesse.

 

Pour donner ses embryons, la ou les personne(s) concernée(s) doivent :

  • Donner un premier consentement écrit portant la signature de chacun des bénéficiaires
  • S’entretenir à plusieurs reprises avec l’équipe médicale de son centre d’AMP
  • Rencontrer un psychologue ou un psychiatre du centre d’AMP autorisé pour confirmer sa décision
  • Réaliser un bilan médical.

Ces étapes étant réalisées, le dossier du don et les embryons sont mis à la disposition du centre autorisé pour l’accueil d’embryons. Les donneurs ne recevront pas d’informations sur le devenir des embryons. Selon le principe d’anonymat encadré par la loi, les donneurs et receveurs ne connaîtront pas leurs identités respectives. Les donneurs ne peuvent donc pas donner les embryons à un couple qu’il connaît.
La loi de bioéthique de 2021 prévoit de donner l’accès aux origines uniquement aux personnes nées de dons de gamètes ou d’embryons qui en feront la demande à leur majorité.

Aucun lien de filiation n’est possible entre la personne issue du don d’embryons et les donneurs.

 

 

 

L’accueil d’embryons