Agence de la biomédecine
Assistance médicale à la procréation - Retour à l'accueil

Histoire de l’AMP

Fin du XVIIIe siècle

La première insémination artificielle intraconjugale a lieu en Ecosse.

Début du XIXe siècle

Les premières inséminations artificielles intraconjugales sont réalisées en France.

Fin du XIXe siècle

La première insémination artificielle avec don de spermatozoïdes est réalisée aux Etats-Unis.

1968

Les banques de sperme congelé voient le jour aux Etats-Unis. C’est dans ces mêmes années que les hormones susceptibles de stimuler l’ovaire (les gonadotrophines) sont découvertes.

1969

Une première grossesse est obtenue après injection de gonadotrophines en Israël.

1973

La technique de congélation du sperme arrive en France et, avec elle, apparaissent les CECOS (Centres d’Etudes et de Conservation des Œufs et du Sperme humain). Ces centres organisent le don de spermatozoïdes selon les règles éthiques d’anonymat et de gratuité.

1978

Louise Brown voit le jour en Grande-Bretagne. Elle est le premier enfant né après une fécondation in vitro, une nouvelle technique élaborée pour pallier aux lésions des trompes, lésions que la chirurgie ne peut réparer.

1982

Naissance d’Amandine, premier bébé français né après une fécondation in vitro. Dans les années qui suivent, les progrès successifs permettent une meilleure maîtrise des traitements hormonaux et une augmentation des taux de succès.

1984

Le transfert d’embryon congelé réussit pour la première fois dans l’espèce humaine en Australie avec la naissance de Zoé.

1988

Face au développement des techniques d’assistance médicale à la procréation et suite aux réflexions des professionnels concernés, les pouvoirs publics créent des centres agréés ainsi que la Commission nationale de médecine et de biologie de la reproduction.

1992

L’injection directe du spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte (ICSI) est mise au point à Bruxelles et révolutionne la prise en charge de l’infertilité masculine.

1994

Naissance d’Audrey, le premier bébé français conçu grâce à une ICSI.Cette même année, les premières lois de bioéthiques sont votées en France. Elles définissent l’assistance médicale à la procréation : « pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, le transfert d’embryons et l’insémination artificielle ainsi que de toute technique d’effet équivalent permettant la procréation en dehors du processus naturel ». Elles réservent ces pratiques aux couples homme/femme, vivants, en âge de procréer, mariés ou pouvant justifier de deux ans de vie commune.Durant les années qui suivent, des traitements inducteurs de l’ovulation plus simples à utiliser apparaissent. Le nombre d’embryons transférés est diminué de façon à réduire les grossesses multiples, des normes de qualité s’imposent aux cliniciens et aux laboratoires. Les risques sont ainsi mieux évalués de même que les facteurs pronostiques.

2004

Bien que la loi de 1994 prévoie l’accueil d’embryons, ce n’est qu’en 2004 que cette technique donne naissance à un enfant en France.Cette même année, les lois de bioéthique sont révisées, maintenant les principes fixés en 1994 et permettant la création de l’Agence de la biomédecine. Cet organisme public placé sous la tutelle du ministère de la Santé rassemble, pour la première fois sous une même autorité, les activités d’assistance médicale à la procréation, de diagnostics prénatal et génétique. Elle a également en charge le don et la greffe d’organes, de tissus et de cellules. Elle a pour mission d’agréer les praticiens concernés, d’autoriser certaines activités, d’évaluer ces pratiques et de contrôler le respect des dispositions légales.

2011

La révision de la loi de bioéthique 2004, implique notamment les médecins traitants et les gynécologues dans le processus d’information des patients. Elle autorise désormais les donneurs majeurs n’ayant pas eu d’enfant à faire un don. Ces révisions sont encore en attente du décret d’application. En attendant sa publication, les centres pratiquant le don de gamètes ne peuvent accueillir que des femmes et des hommes déjà parents. Les donneuses et donneurs se voient également proposer la conservation d’une partie de leurs ovocytes ou de leurs spermatozoïdes, en vue d’une assistance médicale à la procréation ultérieure à leur bénéfice. De plus, la donneuse d’ovocytes bénéficie d’une autorisation d’absence de son employeur pour se rendre aux examens.

[mise à jour : mars 2015]